Planned destruction of Sufi architectural heritage in Tunisia

ICOMOS: Recalling the resolutions adopted on religious heritage by the 14th, 15th, 16th and 17th General Assemblies of ICOMOS regarding the protection and enhancement of sacred heritage sites, buildings and landscapes;

Following the previous statements on the planned destruction of sacred heritage sites in Libya and Mali;

ICOMOS condemns the recent destructions of Sufi cultural heritage in Tunisia and continued threats to this heritage in several countries of the region.

Mausole Sidi Bou Sad

Having always been esteemed and regarded with affection, Sufi architectural heritage in Tunisia is now threatened by planned acts of destruction which began shortly after the revolution of 17 December 2010 – 14 January 2011.

Destruction has focused on the zaouias - mausoleums housing the tombs of patron saints - which serve as important places of pilgrimage for communities. These sacred places are being attacked by fanatical followers of a strict interpretation of Islam, which has always been foreign to Tunisia and its inhabitants, who have always lived in a spirit of great tolerance towards other religions and spiritual practices.

The Sufi heritage occupies a special place in the daily lives of Tunisian communities and represents an integral part of their identity and collective memory. Any damage to this heritage will harm the identity of a community and inflict irreparable loss to local spiritual and social values. The consequences can be disastrous both in terms of social cohesion and for the conservation of an important component of the immovable cultural heritage of the country.

The first attacks dating back to Spring 2011 affected monuments in small towns, such as the tombs of Sidi Bou Mendel in Hergla, of Sidi Abdelkader in Menzel Bouzalfa at the Cap-Bon, and of Sidi Bou Said El Béji in Sidi Bou Said near Carthage. Threats have now spread to the mausoleum of Saida Manoubia in the Manouba, near Tunis, and even to the mausoleum of Sidi Sahbi in Kairouan, which is at present under military protection.

The World learnt with deep concern of the destructions and damages inflicted on the Sufi heritage in other African countries, including Libya and the regions of northern Mali: Timbuktu, Gao and Kidal. Recent attacks on this type of heritage are now also reported from Syria.

ICOMOS therefore calls for a global and collective response including both:

  •         The cooperation of the responsible public authorities and the mobilization of local communities to implement concrete measures to protect the Sufi heritage; and, 
  •       Awareness raising among all stakeholders and the general public of the outstanding cultural value of this heritage and its unparalleled social and spiritual roles.

 Paris, 11.03.2013

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Destruction programmée du patrimoine architectural soufi en Tunisie

Créé le lundi 11 mars 2013 13:22

Communiqué de presse, le 11 mars 2013

Rappelant les résolutions sur le patrimoine religieux adoptées par les 14ème, 15ème, 16ème et 17ème Assemblées Générales de l'ICOMOS, concernant la sauvegarde et la mise en valeur des sites, des édifices et des paysages sacrés ;

Faisant suite aux déclarations antérieures sur la destruction programmée de sites du patrimoine sacré en Libye et au Mali

 

L’ICOMOS condamne les récentes destructions de structures du patrimoine spirituel Soufi en Tunisie et les menaces persistantes qui pèsent sur ce patrimoine dans plusieurs pays de la région. 

Depuis toujours objet de toutes les attentions et regardé avec égard et affection, le patrimoine architectural soufi en Tunisie est aujourd’hui menacé d’une destruction programmée qui vient d’être mise en application peu de temps après la Révolution de 17 décembre 2010 - 14 janvier 2011. Elle s’en prend aux zaouias, mausolées abritant les sépultures de saints patrons, qui constituent d’importants lieux de pèlerinage pour les communautés. Ces lieux qui, à ce titre, devraient être inviolables, se trouvent visées par les adeptes fanatiques d’une interprétation rigoriste de l’Islam qui, de tout temps, a été étrangère au pays et à ses habitants qui ont vécu dans une grande tolérance envers d’autres religions et pratiques spirituelles.

Le patrimoine Soufi occupe une place à part dans le vécu quotidien des communautés tunisiennes et représente une partie intégrante de leur identité et de leur mémoire collective. Toute atteinte à ce patrimoine est une blessure portée à l’identité d’une communauté et une perte de valeurs spirituelles et patrimoniales irremplaçables.Les conséquences ne peuvent être que désastreuses tant pour la cohésion sociale que pour la préservation d’une composante importante du patrimoine culturel immobilier du pays.

Les premières atteintes qui datent du printemps de l’année 2011 ont touché des monuments situés dans de petites agglomérations, comme par exemple les mausolées de Sidi Bou Mendel à Hergla, de Sidi Abelkader à Menzel Bouzalfa au Cap-Bon, et celui de Sidi Bou Saïd El Béji à Sidi Bou Saïd près de Carthage. La menace s’est étendue au mausolée de Saïda Manoubia à la Manouba, près de Tunis et même au mausolée de Sidi Sahbi à Kairouan, qui est à présent sous protection militaire.

Le monde a pris connaissance avec inquiétude des destructions et atteintes au patrimoine soufi dans d’autres pays d’Afrique, notamment en Libye et dans les régions du Nord du Mali : Tombouctou, Gao et Kidal. De plus, des attaques sur ce type de patrimoine en Syrie ont été récemment annoncées.

L’ICOMOS appelle donc à une réponse globale et collective qui comprend à la fois :

  •       La coopération des autorités publiques responsables et la mobilisation des communautés locales afin de mettre en œuvre des mesures concrètes de protection du patrimoine Soufi, et
  •        La sensibilisation de tous les publics et partis prenantes à la valeur culturelle exceptionnelle de ce patrimoine et à ses fonctions sociale et spirituelle sans équivalent.

 Paris, le 11.03.2013

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